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Le poète inconnu

Je me fous de ce que les gens en pensent,
Mes écrits sont la trace de mon existence,
Mes mots traduisent juste ce qu'elle vaut,
Tant pis, si personne ne les trouve beaux.
Soupirs du mal aimé, du mal d'être si seul,
Exutoire contre l'indifférence ou jouissance
Des rimes éternelles semblable à un linceul,
Drapant le souvenir futur de mon absence.
Mes yeux, illuminés pour déshabiller l'enfer
Transpercent le miroir obscur de ma nature,
De ces éclats de ma vie, brisée sur cette terre,
La mort me promet d'autres folles aventures.
Je ne suis ni Goethe, ni Rimbaud, ni Lamartine,
Même si l'ombre de leur génie plane sur ma vie,
Je vis au rythme de mes vers et de mon spleen,
Illustre inconnu, dont l'amour fut la seule envie.
Alain Meyer-Abbatucci, le poète
Carlotta Irma Preo, l'artiste peintre
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A ma muse
La muse pour étoile, au ciel des métaphores,
Sa voix, la douceur lactée dans l’immensité.
Je retire, de sa mystique présence, un trésor,
La richesse inspiratrice du poète pour l’aimer.
Rêves légers de bonheur ou lourds de chagrins,
L’instant fragile de vérité, saisi, dans son regard,
Les sentiments varient selon l’humeur du chemin,
Don de sa nature, un poème, révélation du hasard .
Charme environnant où danse ma belle vestale,
Elle accompagne mon chant de notes lyriques,
Une harmonie de signes portés au vers musical,
Mes mots s’inspirent de sa partition magique.
Dans la clairière circulaire de la rime vécue,
L’image entrevue du corps nu de ma déesse
Excite mon vieux démon à la porter aux nues,
Toujours l’encenser, même dans la pire détresse.
Fleur éclose, son parfum flâne sur mon destin,
Elle embaume, malicieuse, mon jardin secret,
M’offrant, en bouquet, un murmure de refrains,
Une floraison de poèmes, vouée à sa beauté.

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